mardi 19 janvier 2010
George Pelecanos « Blanc comme neige » (Point) Ce que j’aime chez Pelecanos c’est sa capacité à me faire basculer dans l’histoire qu’il raconte en peu de phrases. La première page est tournée et déjà je me suis fait piégé ! Sans avoir l’air d’y toucher et sans esbroufe stylistique je suis captivé. C’est vrai que ses histoires sont toujours fortes, palpitantes, bien charpentée et intéressantes à suivre (à habiter ?), et ce sans les effets à la con façon Cliffhanger pour Thriller à succès. Et puis dans les romans de Pelecanos ont de l’épaisseur et souvent je m’y attache ce qui fait que je suis motivé pour tourner les pages afin de connaître la suite. Enfin il y a aussi la petite magie des mots de Pelecanos (et de son traducteur). Tout ceci m’a amené avec délectation jusqu’à la page finale de ce « Blanc comme neige ». Pelecanos comme d’habitude parle de sa ville Washington, la capitale et fédérale et politique des Etats-Unis. Ça c’est se qu’on en sait ici. Mais surtout c’est une ville sinistrée économiquement, socialement, et avec encore une grosse ségrégation entre noirs (au centre de la ville) et blancs (en banlieue, comme dans Desperate housewifes). Et Washington est aussi une cité bien ravagée par la drogue. Bref le rêve américain tel qu’il est vraiment pour ses habitants. Pelecanos utilise ce contexte pour bâtir son intrigue, où la drogue, la question du racisme, et l’argent servent de ressort à l’intrigue. « Blanc comme neige » de George Pelecanos est un très bon cru. Ces auteurs américains qui sont d’assez gros producteurs de romans noirs (type Michael Connolly, ou Laurence Block) ont une production plus ou moins convaincante. Mais celui-ci l’est ! Bertrand Tappaz
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