mercredi 9 juin 2010
3 HEADED DOG “The Gospel of the Iron Groove” (Turborock Rds) Ah ben voilà un maxi (4 titres sur un 33 tours) qui TUE !!!! Syncrétisme entre le Rock australien (avec un nom pareil, tu m’étonne) d’hier (Beasts of Bourbon, Bored) et d’aujourd’hui (The Drones), une certaines scène européenne (La Muerte, Hugo Race) et française (Real Cool Killers, Cowboys From OuterSpace) et américaine (Honeymoon Killers, etc.). Au préalable il faut savoir qu’en général je me méfie beaucoup de ces disques de ‘mercenaires’. Mais ce disque des 3 Headed Dog est terrible. Ce trio avec des membres des groupes Dimi Dero Inc., Holy Curse, Penny Ikinger (soit un beau pédigré). Ces français ont une grosse connexion avec l’Australie (ils y ont tourné, et enregistré les 4 chansons de ‘The Gospel of the Iron Groove’ au Hothouse studios, à Melbourne). Avec en prime des guests super class : Penny Ikinger, Rosie Westbrook (Mick Harvey) et Lilith Lane (Black Pony Express). Certes ça pourrait faire craindre une certaine hétérogénéité, un fouillis, voir un disque bâclé. Heureusement il n’en est rien ! Les 4 titres sont compacts, cohérents, excitants, puissants jusque dans la retenue. Musique, pochette, production, tout est réussit dans la sobriété et la retenu, la noirceur, l’intensité et la profondeur ! Bref si vous avez un chiffre fétiche je vous conseil de leur envoyer un mail pour qu’ils l’inscrivent sur votre exemplaire de ce maxi, car vous feriez une énorme erreur en passant à côté de ce disque !!! http://www.myspace.com/3dogheads Bertrand Tappaz P. S. : pour les réfractaires au vinyle (ou les retardataires quand le vinyle sera épuisé), il est en écoute, téléchargement et version cd là : www.reverbnation.com/vinzzzzzz
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HARLEM « Hippies » (Matador Rds) Faux duo ((ne vous laissez pas abuser par la photo de pochette, ni par le titre de l’album) bien dans son temps, avec sa formule minimale (guitare + batterie + un chanteur) Harlem pratique un Rock Indie qui tire parfois vers la Pop bricolo, c’est de temps en temps bruyant, c’est souvent brillant ! Une touche à la Pixies. Une touche casse gueule, sur le file, qui obligé à bien écouter cette musique pour tout apprécier. Et aussi une jolie machine à faire trémousser les fesses. Par certains passages bricolés avec un minimum d’instruments Harlem n’aurait pas dépareillés sur le catalogue de K Rds dans les 90’s. Ce que j’aime aussi c’est qu’ils n’ont pas peur de l’évidence d’une mélodie et que plutôt que de la saloper (ou de la noyer sous un déluge de bruits vains) comme la majorité des autres groupes de petits étudiants blancs à prétentions ‘artistiques’, eux ils la jouent comme elle doit l’être, et l’assument ! De plus contrairement à la plupart des autres groupes qui sévissent actuellement dans cette formule instrumentale réduite Harlem ne bourrine pas, restant la plupart du temps dans un mid tempo de bon aloi. Ce qui ne les dispenses pas, de loin en loin, d’un coup d’accélérateur bien venu. 16 chansons c’est beaucoup (même si elles sont courtes) et l’intérêt au milieu du CD plonge un peu. En revanche cet album fini très fort. Ce qui immanquablement fait finir sur l’envie de le rejouer. http://www.myspace.com/harlemduh Bertrand Tappaz
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URBAN JUNIOR « Two headed demon » (Voodoo Rhythm Rds) Un disque totalement surprenant ! D’abord parce que chez les excellents Voodoo Rhythm Rds www.voodoorhythm.com on attend plutôt du Garage punk assez trash. Ensuite parce que les One Man Band c’est quand même souvent un genre assez calibré. Mais là il faut rajouté une énorme louche d’Electro Trash / Clash à ce à quoi vous vous attendez pour vous faire une idée de la musique d’Urban Junior. Le croisement improbable de bob Log III et de Grauzonne (le 1er groupe de Stéphan Eicher, responsable d’un énorme tube underground au début des 80’s, je vous conseil de découvrir si vous ne connaissez pas). Sur le papier ce mélange pourrait paraître improbable. Mais ça fonctionne et je vous invite à vous pencher dessus car dans se monde baliser un peu de surprise c’est toujours bon à prendre ! http://www.myspace.com/urbanjunior Bertrand Tappaz
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PEN EXPERS “Dirty tender love” (Alleycat Rds) Un groupe qui pour moi sort de nulle part. Et qui n’est pas gâté par la disposition du titre (écrit en très gros) et de son nom (en moins gros, donc, forcément) sur la très jolie pochette de cet album. Leur 3ème. Des suédois qui ont beaucoup écouté Nick Cave & the Bad Seeds. Des gens peu sympathiques diraient trop, alors qu’une écoute attentive de ce disque, montre aussi des côtés Passion Fodder, Gallon Drunk et même 16 Horsepower. Une découverte, qui mérite toute votre attention si ces noms évoquent quelque chose pour vous, car cet album est riche, homogène mais quand même varié, et surtout remplit de bonnes chansons. http://www.myspace.com/penexpersband Bertrand Tappaz
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The NEW PORNOGRAPHERS « Together » (Matador Rds) Encore un super nom de groupe. Qu’on voit cité dans plein de trucs, en bien. Et c’est mérité. C’est avec ce nouveau et 5ème (sauf si on compte le live) album que je découvre The New Pornographers, et ce disque est une usine à superbes chansons ! Fin, bien ouvragé, remplit de belles mélodies, plein de voix (alternance de chants féminins et masculins, mais aussi beaucoup de chœurs et de voix doublées) voilà comment on pourrait en quelques mots qualifier cet album envoûtant, qui donne juste du bonheur. Et qui en plus rend euphorique et amoureux de l’amour (courtesy of Pierre Desproges). Le premier titre de l’album est un piège avec son riff de violon, il vous entraîne dans un labyrinthe mélodie dont on sort seulement au terme des 12 chansons. Et encore certaines vivent en vous longtemps… Une touche de Blonde Pop (école Voice of the Beehive pour les voix féminines doublées) une fine touche psyché (à l’heure ou tout le monde saupoudre beaucoup trop sa musique avec cette épice qui peut vitre être écoeurante). Beaucoup d’Indie Pop, mais sans les tares ! Et des arrangements luxuriants, sans jamais tomber dans le pompier. Malgré que The New Pornographers soit un groupe de 8 membres qui jouent de pléthore d’instruments (dont certain pour savoir ce que c’est je devrai me plonger dans un dictionnaire), et malgré les invités (section de cordes ou cuivres sur quelques titres) les chansons paraissent simples et ils n’hésitent pas à avoir recours à des trucs catchy (mélodies sifflées…) qui permettent de garder de la fraîcheur dans ce foisonnement. La question qui reste en suspens c’est : est-ce un album qui fonctionne si bien de prime abord, vieillit bien ? Seul le temps et les écoutes répétées le diront. En tout cas moi j’ai bien envie de le remettre sur ma platine, encore. http://www.thenewpornographers.com Bertrand Tappaz
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Gâtechien « 4 » (Pyromane Rds – Discograph) Duo basse batterie, mais qui ne sonne pas comme un duo basse batterie. Hard Core / Post Hard Core mélodique et intelligent. Avec des titres vraiment très fort ! Avec un production idoine. C’est toujours mieux de confier ce travail à des gens qui savent ce qu’ils font Ted Niceley (Fugazi, Jawbox… pour l’enregistrement qu’il à accepté de venir faire à Angoulême) et Eli Janney (Girl Against Boys, un pote du groupe pour me mixage). Les noms de ces gens derrière le son de ce nouvel album ne sont pas indiqués pour faire du remplissage ou du name dropping, mais tout simplement parce qu’ils sont signifiants et indique assez bien à quel univers musical appartient Gâtechien. Décidément Pyromane Rds http://pyromanerecords.com à un goût très sûr, ce qui n’est pas étonnant quand on sait qui est derrière cette nouvelle aventure, en tout cas ce jeune label ne sort que des disques qui sont recommandés chaudement. Pourvu que ça dure ! http://www.myspace.com/gatechien Bertrand tappaz
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The MARXMALLOWS « Who cares ? » (Dirty Witch Rds) Excellent nom de groupe pour ce quartet parisien qui livre là son 2ème album. Et il n’y a pas que ça de bien chez eux. La musique aussi ! Surtout si vous êtes fan de Pop Punk. Plutôt mélodique, clean et mid tempo. Un peu entre Green Day & Weezer (enfin c’est mon avis de non spécialiste de cette scène). Une production clinique (un poil trop à mes oreilles) de David Weber des mythiques studios des Forces Motrices de Genève (un gars qui sait ce qu’il à a faire et qui les fait très bien, faut dire qu’il en à vu défilé dans ces murs, je suis sûr qu’on pourrait faire de super émissions de radios avec ses souvenirs). Les chansons sont bien. Pleine de mélodies et de chœurs. Pas le disque du siècle, mais si c’est votre came alors The Marxmallows méritent plus qu’une écoute ! http://www.myspace.com/themarxmallows Bertrand Tappaz
******** Chéri Bibi n° 5. Fanzine, 92 pages imprimées, Hiver 2009 – 2010. 5 euros Chéri Bibi c’est devenu (par la qualité de son contenu rédactionnel, et de sa mise en forme, notamment dans l’impression) un magazine. C’est beau à tenir dans ses mains, et c’est intéressant pour les yeux et le cerveau. Chéri Bibi c’est donc un magazine qui traite des cultures populaires au sens large. Et surtout qui essaye de sortir ces formes d’expressions des récupérations de l’intelligentsia petite bourgeoise de gauche qui en a été faite… Chéri Bibi c’est une équipe de gens ‘normaux’. Je veux dire par là qu’ils sont dans la vraie vie, avec un métier qui n’a rien à voir avec le petit monde médiatico-culturel qui s’exprime habituellement sur ces sujets. Un réappropriation que ça s’appel. De plus l’équipe de Chéri Bibi est constituée de gens issue de la mouvance politisée du Rock, donc on est dans la gauche de la gauche, celle qui ne coupe pas les cultures populaires de leurs enjeux politico / sociaux. Cependant on est loin du discours militant rébarbatif qui recrache une doxa politique. Chéri Bibi c’est le meilleur du fanzinat : la passion pour son sujet. Et donc dans ce très beau n°5 on parle de : Wanda Jackson (interview de la ‘maman’ du R’n’R 50’s), de cinéma de série B féministe (ou féminisant), de la série de romans de gare des années 50 ‘La mome double shot’, de la réalisatrice de films de ‘sexploitation’ Doris Wishman, des punkettes espagnoles originelles Las Vulpess, la 2ème partie de l’interview de Melvin Van Peebles (le réalisateur du 1er film de backsploitation, mais tellement d’autres choses comme on le découvre ici), une interview de la productrice de reggae jamaïcain des 60’s Sonia Pottinger, une histoire du plus important groupe de Punk japonais The Stalin, une interview de l’auteur de BD Jean-Marie Arnon, un hommage à André Benedetto (le créateur du festival ‘Off’ d’Avignon)… En plus de tout ça dans ces 92 pages il y a aussi une nouvelle de DPC, des BDs, des chroniques (disques, livres, fanzines, BDs, films…). Chéri Bibi est un must dans la production du fanzinat français par ses centres d’intérêts très vastes, sa qualité (le fond ET la forme) et par l’intérêt de la démarche ! Ayant chacun des numéros je vous conseil très vivement de suivre Chéri Bibi 5 euros le numéro c’est donné. Le mieux étant de s’abonner, 4 n° pour 20 euros, chèques à : Association ON Y VA, BP 1, 94201 Ivry sur Seine cedex asso.onyva@gmail.com contact@cheribibi.net Ou http://www.cheribibi.net pour en savoir plus sur l’état d’esprit primordial qui règne dans cette asso et cette publication… Bertrand Tappaz